Le charron Pien taillait une roue au bas des marches ( ... )
“Quand je taille une roue et que j’attaque trop doucement, mon coup ne mord pas. Quand j’attaque trop fort, il s’arrête dans le bois. Entre force et douceur, la main trouve et l’esprit répond. Il y a là un tour que je ne puis exprimer par les mots, de sorte que je n’ai pu le transmettre à mes fils, que mes fils n’ont pu le recevoir de moi et que, passé la septantaine, je suis encore là à tailler des roues malgré mon grand âge”.
Texte de Tchouang Tseu traduit par Jean-Françoiis Billeter (Leçons sur Tchouang Tseu).